L'interview de Marc Jallier, auteur de Chronique(s) d’Abîme - La Gazette du Geek

L’interview de Marc Jallier, auteur de Chronique(s) d’Abîme

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Auteur de Chronique(s) d’Abîme, Marc Jallier a accepté de répondre à nos questions.

– Marc, dans la vie vous êtes écrivain, mais aussi papa et aide-soignant. Pourriez-vous vous présenter à nos lecteurs en quelques mots ?

Je vis à Bayonne, la ville où j’ai grandi, avec ma femme et mes 2 filles. J’aime le soleil, la cuisine et le chocolat noir. La lecture est une sorte de seconde nature pour moi. Je lis de tout : des romans, bien entendu, mais aussi n’importe quel magazine qui me tombe sous la main. Cette boulimie de lecture m’a appris quantité de choses surprenantes et inutiles, qui aujourd’hui encore encombrent ma mémoire.

– Est-ce la première fois que vous êtes publié ?

Non. J’ai été publié une demie douzaine de fois, dans divers magazines ou fanzines, surtout il y a une dizaine d’années (avant la naissance de mes filles, ce qui a drastiquement réduit ma capacité d’écriture). En fait, j’écris assez lentement, et je retravaille beaucoup mes textes avant même de les soumettre à autrui. Du coup, cela explique le petit nombre de textes publiés.

– Depuis quand écrivez-vous ?

Ma première nouvelle doit dater de mon adolescence. Je venais de lire « Brume » de Stephen King, et je me suis lancé dans l’écriture.

– Quelles sont vos principales sources d’inspiration ?

couverture de chronique(s) d'abimeA vrai dire, je n’en sais rien. Parfois, c’est un détail, une idée saugrenue, une idée repêchée dans un mauvais film. D’autres fois, c’est un défi. Je pense que les contraintes font partie du processus créatif. Mais la plupart du temps, l’histoire surgit, elle est là, elle ne demande qu’à être polie, sculptée, sans que je sache ce qui la fait naître.

– Vous avez joué à l’Appel de Cthulhu durant votre adolescence. Le JDR a-t-il aussi influencé votre écriture ?

Clairement oui, pour le meilleur et pour le pire. Avec le jeu de rôle, j’ai appris à poser une ambiance, à brosser un personnage en deux phrases, à construire la trame d’une histoire. Par contre, je suis beaucoup moins bon pour décrire les mécanismes psychologiques de mes personnages. En effet, dans une partie de jeu de rôle, c’est aux joueurs à les définir, pas au maitre du jeu ! Pour aller un peu plus loin, le jeu de rôle m’a permis d’aborder des histoires plus complexes, plus longues que des histoires courtes, et de prendre confiance dans mes capacités de conteurs.

– Est-ce que votre travail d’aide-soignant influence votre manière d’écrire ?

Le problème de l’imagination, c’est que tout l’alimente. Le travail, la vie de famille, une discussion avec des collègues. Pour revenir à la question, j’utilise parfois des traits des gens que je connais (notamment au travail), des tics que je remarque pour donner de la profondeur et du vécu à mes personnages.

– Quand trouvez-vous le temps d’écrire ?

Avec la naissance de mes filles, c’est devenu plus compliqué. Avant, j’écrivais dès que j’avais un moment de libre. Maintenant, je m’organise, deux ou trois soirs par semaine, pour aller noircir mon écran, ou alors exhumer un texte et l’améliorer encore.

– Comment avez-vous procédé pour rédiger Chronique(s) d’Abîme ?

Avec Bruno, le fondateur de Via Fabula, on est parti d’une de mes nouvelles existantes, puis on a défini deux ou trois alternatives qu’il voulait que j’explore. J’ai cogité un peu, défini quelques plans, et je me suis lancé. Une histoire après l’autre. C’était assez confortable, j’avais l’impression d’écrire une série, avec des personnages récurrents et des situations différentes. Et puis, certaines histoires en ont fait naître des nouvelles, et au bout du compte je me suis retrouvé avec 7 histoires (même si j’en ai gardé une dont je n’étais vraiment pas content).

– Comment avez-vous pris connaissance de l’application à télécharger avec votre roman ?

Bruno m’envoyait une version de test de temps en temps, donc j’ai vu l’application se construire. C’était assez bizarre, parce que d’habitude, un roman ressemble beaucoup au manuscrit que vous livrez. Là, j’ai l’impression que l’application va au-delà de mon texte, avec son habillage, la musique, les changements dynamiques.

– L’avez-vous vous-même testée ?

Pas vraiment. J’ai réécrit le texte tellement de fois que je ne le lis plus. Et pour le reste, je fais confiance à Via Fabula. Mais j’ai hâte de pouvoir redevenir simple lecteur et lire les prochains textes que d’autres leur écriront.

Interview de Marc Jallier

– Quel est votre personnage préféré dans cette fiction ?

J’aime beaucoup Amélia, la petite amie de Miguel Torres, le personnage principal. Elle a un coté guerrière dans une des histoires qui me plait, qui est venu quasiment tout seul. Je ne faisait que la suivre, raconter ce qu’elle faisait, mais c’est elle qui menait la danse. J’aime aussi l’inspecteur Ervin. Au départ, c’était juste un clin d’oeil à une autre histoire que j’avais commencé à écrire (dont Ervin est le personnage principal) et je l’ai utilisé pour conclure la moitié des histoires.

– Pouvez-vous nous en dire plus quant au prochain roman que vous écrivez ?

J’ai commencé le plan d’une histoire d’anticipation, qui se déroulera d’ici 3 à 5 ans, après une épidémie qui ne sera que le premier des mystères auquel seront confronté les survivants. En parallèle, j’ai toujours l’histoire de l’inspecteur Ervin que j’ai entièrement reprise. Qui sait, ça pourrait faire une sacrée suite à Chronique(s) d’Abîme

Skeeter

Skeeter est née le même jour que Chuck Norris, ce qui lui a conféré d’incroyables talents. Après une brillante scolarité au sein de l’école de sorcellerie Poudlard, elle est devenue professeur dans l’école pour jeunes surdoués. Elle prévoit d’épouser son collègue Wolverine.

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