Clyde Vanilla : Antoine Daniel signe un belle série audio ! - La Gazette du Geek

Clyde Vanilla : Antoine Daniel signe un belle série audio !

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Clyde Vanilla vient de se terminer. La première saison de la série audio d’Antoine Daniel dispose d’un vrai potentiel. Explications.

Faisons simple, et n’y allons pas par quatre chemins : j’ai beaucoup apprécié Clyde Vanilla. Depuis que le vidéaste a commencé à publier moins régulièrement sur la toile (euphémisme), il ne s’est pas fait que des amis. En effet, une partie de son public n’a pas vraiment compris ce recul sur les choses et, surtout, cette volonté de passer à autre chose. Après What the Cut 37, il fallait pourtant trouver le force de rebondir, de revenir avec quelque chose de nouveau. Antoine Daniel l’avait dit : il reviendrait avec une oeuvre de fiction, dans un format différent de celui de son émission phare. Bingo : il y a trois mois, l’homme aux cheveux indomptables annonçait l’arrivée de Clyde Vanilla, une web série audio.

Mélange de science-fiction, d’humour bien trash et de what the fuck total, Clyde Vanilla s’inscrit dans une continuité logique. En effet, la série audio d’Antoine Daniel colle finalement assez bien à ce que l’on connait de lui. Cependant, c’était un pari assez risqué. Pourquoi ? Notamment parce les grandes œuvres de ce genre, telles que Reflets d’Acide ou Le Donjon de Naheulbeuk, ont connu leurs heures de gloire il y a déjà quelques années. Un format différent, un univers complètement décalé : il n’en fallait pas plus pour susciter mon intérêt !

Clyde Vanilla : son histoire, son univers impitoyable

Clyde vanilla : le sergent moustachios
L’histoire de la série, c’est celle de Clyde Vanilla, un jeune garçon de dix-huit ans, rêveur et naïf, pour ne pas dire complètement stupide. A la mort de son grand-père, il s’engage à bord d’un vaisseau spatial baptisé NHL. Il y sert sous les ordres du capitaine Mousseux, personnage aussi charismatique qu’alcoolisé. Seulement voilà, Clyde, en plus d’être un rêveur, est persuadé que sa destinée est de retrouver la Pierre du Destin. Une idée fixe plutôt fâcheuse, surtout quand on sait que ladite « Pierre du Destin » n’existe pas… Malgré tout, la vie du garçon va radicalement changer quand le NHL est attaqué par le terrible Consortium. Ce groupement d’individus peu recommandables, qui détient le pouvoir dans la galaxie, est à la recherche de Mousseux.

En dépit d’un débit de parole très rapide chez les personnages, l’histoire de Clyde Vanilla ne se déploie que progressivement. Au fur et à mesure des épisodes, on commence à apercevoir un univers foisonnant. En effet, d’une simple situation d’énonciation, qui nous transporte de Trouillac, la patrie de Luke Clyde, au NHL, la série évolue rapidement. Des lieux, des situations et des personnages sont introduits, parfois avec brio, d’autres fois plus maladroitement. La petite troupe du Sergent Moustachios, par exemple, arrive rapidement dans l’intrigue de la série, mais elle ne devient réellement intéressante, à mon sens, qu’après l’épisode du Joyau de Agu-Agu.

Clyde Vanilla, ses personnages un peu fous

Violouis Seltaquet, le frère de Branlouis dans Clyde Vanilla

Attention aux spoils

De Brodog à Branlouis Seltaquet, en passant par le professeur Archiford, les personnages dans Clyde Vanilla ont tous une âme. Sans être pour autant très développée, leur personnalité s’exprime. Les gags, plus ou moins drôles, s’enchaînent d’ailleurs bien pendant les dialogues. Attention cependant, je n’ai pas forcément toujours apprécié la récurrence d’expressions comme « ta gueule » ou « fermez vos gueules ». Selon moi, pour que l’effet en devienne vraiment comique, il aurait fallu les rendre plus rares et plus inattendus. Certes, les running gag d’Antoine Daniel sont souvent très bons, mais à l’échelle de la série audio ils perdent en qualité et deviennent moins surprenants. Peut-être aussi parce que j’ai attendu la fin pour en regarder cinq d’affilée ? C’est une hypothèse que je n’exclus pas.

En grands fans de science-fiction et de space opera Antoine Daniel et Wendöh ont multiplié les références, à commencer par Star Wars. Au début de la série, Clyde est naïf, et vit avec son grand-père sur Trouillac, une planète aussi pommée que Tatooine. Autre parallèle, le Consortium fait évidemment penser à l’Empire, de même que l’alliance rebelle dont fait partie Mousseux. Bref, les clins d’œil sont nombreux, et je dois avouer que je ne les ai pas tous décortiqués. Je note bien évidemment la réplique de Branlouis Seltaquet, qui n’a jamais été trahi, Excepté une fois au palais ! Ça vous rappellera quelque chose, non ? 🙂 Si ce n’est pas le cas, je vous conseille de jeter un œil à ce dossier après avoir terminé de lire notre review de Clyde Vanilla !

Snatchy : « tu viens d’appuyer sur mon ventre… »

Clyde Vanilla : SNATCHY
Et j’ai des gaz !

Ce qui fait toute la saveur de la série audio d’Antoine Daniel, ce sont ses répliques et ses situations. On peut citer, par exemple, la séance érotique du sergent Moustachios, enduit de cassoulet des pieds à la tête. Mais ce n’est pas tout : la peluche Snatchy qui parle est un excellent ressort comique. Néanmoins, je n’ai pas ri du début à la fin. En fait, je ne peux pas dire que la série soit aussi hilarante qu’un bon gros What the Cut 37 des familles. Et tant mieux à vrai dire, car je ne pense pas que ce soit son seul but. En effet, si Clyde Vanilla est aussi travaillée, ce n’est pas par hasard.

Techniquement impeccable, elle bénéficie aussi d’une histoire plus poussée qu’il n’y paraît. Le saviez-vous ? La vie de Cochonax n’est pas celle d’un simple pompiste malchanceux. Non, ce personnage plus que secondaire est un ancien esclave. Sa vie, romanesque au possible, nous est d’ailleurs racontée en détail sur le site officiel de la série. Pourquoi est-ce que je vous parle de ça ? Eh bien parce que j’ai la sensation que Clyde Vanilla est un projet ambitieux, presque pharaonique. C’est à un univers entier qu’Antoine Daniel et Wendöh ont donné vie. Un univers décalé, et foisonnant, où l’être primordial, spécialiste en trash talk, a sûrement un rôle très important à jouer.

Antoine Daniel : que penser de votre série audio ?

Eh bien que c’est un excellent « premier jet », pour paraphraser Branlouis Seltaquet. L’histoire, un peu (beaucoup) what the fuck est prenante si on s’accroche pendant les deux premiers épisodes. Si on s’attend à exploser de rire devant une review de vidéos du net, il faut en revanche passer son chemin. En effet, sans se prendre au sérieux, Clyde Vanilla est pourtant une série foisonnante. L’humour, pas toujours bien dosé à mon sens, n’est pas le seul leitmotiv des auteurs. On est dans le pur divertissement, par forcément drôle, mais bel et bien impressionnant, presque théâtral. Un côté théâtral qui s’assume quand le narrateur et les personnages brisent le quatrième mur.

Ce que je peux dire pour conclure ? J’attends la saison 2 avec beaucoup d’impatience !

Pour soutenir la série sur Bandcamp, c’est ici.
Crédits illustrations : Mylydy

Crall

Seigneur des geeks de toute la terre, fondateur et rédacteur en chef de La Gazette du Geek, force de la nature mais, surtout, geek qui boit du vin et mange des paupiettes de veau à quatre heure du matin.

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