Logan : critique d'un Wolverine pas comme les autres - La Gazette du Geek

Logan : critique d’un Wolverine pas comme les autres

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Logan est sorti dans les salles obscures la semaine dernière. Ce nouvel opus des aventures de Wolverine nous a presque fait pleurer. C’était beau, c’était fort, c’était violent, et tellement touchant…

Que se passe-t-il quand plus rien ne va pour Wolverine ? Quand les mutants ont presque tous disparu ? Beaucoup de choses, et pas forcément très réjouissantes. Pour la deuxième collaboration à l’écran de Hugh Jackman et James Mangold, on peut vraiment dire que les choses n’ont pas été faites à moitié. On est allé le voir en avant-première avec beaucoup d’espoir. La promotion autour du film nous promettait déjà un long-métrage sombre et inspiré depuis quelques mois. Autant vous le dire tout de suite, nous n’avons pas du tout été déçus par Logan. Bien au contraire !

Logan : un film poignant qui reste en tête

Dès la première scène, Logan donne le ton : ce sera violent, dramatique, mais paradoxalement assez léger. Et c’est certainement ce qui fait la plus grande force de ce dernier volet des aventures de Wolverine. Dans cette histoire, le mutant griffu voit son facteur de guérison disparaître peu à peu, rattrapé par l’âge et une contamination à l’adamantium. Contraint de jouer les chauffeurs de luxe pour payer les médicaments d’un Charles Xavier dont l’esprit s’égare, Logan va pourtant faire une rencontre qui va tout changer : Laura.

La critique de Logan, le dernier Wolverine avec Hugh Jackman

Ce n’est un secret pour presque personne, Laura, alias X-23, est génétiquement un clone féminin de Logan. Dans le film, cependant, c’est plutôt une relation père/fille qui finit par s’installer. Péniblement. Car Wolvy est un dur à cuire, et il n’a clairement pas envie de se laisser attendrir. Sa relation avec Charles pourtant, est teintée d’un amour presque filial. L’amitié qui les unit est un lien très puissant. Voir ces deux personnages complètement diminués, alors qu’on les a connus au « sommet de la gloire », a quelque chose de très touchant. Pourtant, malgré le côté tragique de ce qui leur arrive (en particulier à Charles), le ton reste souvent léger. Derrière la maladie et la violence, il y a aussi la vie, et l’espoir. En cela, les mutants n’ont jamais été aussi humains.

Logan a vieilli, mais ses griffes sont toujours acérées

Vieilli, malade, Logan a définitivement perdu foi en la vie. S’il guérit toujours, il ne le fait plus comme autrefois. C’est un homme fatigué par une vie de combat, qui a perdu tous les êtres auxquels il tenait. Le professeur Xavier est désormais le seul lien qui le rattache à son passé. Sa unique ambition est de fuir les Etats-Unis avec lui pour prendre la mer. Un rêve de retraite paisible qui, on s’en doute, va rapidement être contrarié.

Logan critique du film

De l’aveu même de Hugh Jackman et de James Mangold, Logan n’est seulement inspiré du comics Old Man Logan. En effet, il puise ses références dans les westerns classiques. A cet égard, c’est un film doté d’une ambiance exceptionnelle. On s’attache vite aux personnages que l’on connaît déjà, mais ils ici sont dépeints sous un jour nouveau. C’est probablement ce renversement de situation qui suscite le plus l’émotion de tous les fans de Wolverine. En tout cas, c’est peut-être ce qui nous a le plus touché. Cette impression que tout va de plus en plus mal, que la violence épuise les personnages, mais qu’ils restent droits et fiers face à l’adversité.

On nous avait promis la violence d’un Wolverine fidèle aux comics

Et nous l’avons eue. Les têtes tombent au sol, les gorges et les membres sont tranchés. Bref, cette fois l’adamantium fait des ravages, et la caméra nous les montre. Notre critique de Logan est honnête : le film n’est pas cool comme un teen movie. Non, c’est un film destiné à un public averti. Intimiste, à sa façon, comme quand Charles évoque le passé lors d’un moment passé autour d’un repas. Impitoyable, également, dans les scènes de combat. Le réalisateur souhaitait montrer à quel point le mal que l’on fait aux autres nous affecte. Et le film tient ce pari sans aucun problème : le héros ne souffre pas que physiquement, c’est un trop-plein d’émotion qui bouillonne constamment en lui, et on peut presque sentir ce conflit. Beaucoup de critiques de Logan ont qualifié le film de road trip, à juste titre d’ailleurs.

La critique de logan
Laura et Logan
Attention, zone SPOILER

La fin du film est parfaite. Sans verser dans le mélodramatique, elle contient ce qu’il faut d’émotion pour que cet adieu au personnage de Wolverine soit le bon. On s’en doutait, on ne va pas vous mentir. Néanmoins, la mort du mutant après un dernier baroud d’honneur en règle reflète bien ce qu’a été sa vie. Sauvage, impitoyable, et teintée d’un amour pour les autres auquel il n’a jamais réussi à s’abandonner. Psychologiquement, pour le public, cette mort est d’ailleurs renforcée par l’absence de cinématique de fin. On reste un peu sonné par cette dernière aventure de « Hugh Wolverine ». Ce road trip nous entraîne sans crier gare sur des chemins inattendus, pour mieux nous lâcher la main quand vient le moment de se dire au revoir. Et l’on se sent seul, privé d’un personnage qui nous a fait rêver pendant presque deux décennies. De tous les deuils que peut connaître un geek, celui provoqué par la mort de Logan est l’un des seuls qui ne peut pas nous faire passer par le stade de la colère. Chapeau bas Wolvy.

Crédits images : Twentieth Century Fox France

Crall

Seigneur des geeks de toute la terre, fondateur et rédacteur en chef de La Gazette du Geek, force de la nature mais, surtout, geek qui boit du vin et mange des paupiettes de veau à quatre heure du matin.

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