Cédric Fournier nous répond ! - La Gazette du Geek

Cédric Fournier nous répond !

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Nous avons rencontré Cédric Fournier, artiste peintre, à l’occasion de la convention Aka To Kin. Portrait de cet artiste amoureux du pays du soleil levant.

Je retrouve Cédric Fournier dans une brasserie, à Pollestres, dans le sud de la France. Il fait un temps plutôt maussade, mais la température est très agréable pour la saison. J’ai rencontré Cédric Fournier lors de la convention Aka To Kin. Cet artiste est originaire du 77. Il a vécu à Paris, avant de descendre dans le Sud.

« A la base, j’étais venu pour six mois. Puis, je me suis fait des relations et je me suis habitué à la région.  En arrivant ici, j’ai essayé de retrouver mes repaires parisiens. »

Cédric Fournier allait régulièrement dans des magasins et les librairies spécialisés :

«A Perpignan, je suis tombé sur Cipango et Hybrid. C’est grâce à cela que j’ai pu rencontrer Nicolas, l’organisateur de l’Aka To Kin. »

Le parcours atypique de Cédric Fournier 

Je commence par lui demander quand il a commencé à peindre : « J’ai commencé la peinture il y  a trois ans, et je voulais partager mes voyages : au Japon principalement. Je voulais donner envie aux gens qui n’y sont pas allés d’y partir, et faire émerger des souvenirs à ceux  qui connaissent. » Intriguée, je lui demande s’il peignait déjà avant de se lancer. Sa réponse m’a étonnée : « J’étais un créatif, mais j’ai été bridé par le travail. J’étais agent d’escale à l’aéroport de Roissy, et pendant toutes ces années je n’ai a pas pratiqué. A la base, j’ai un  BTS audiovisuel, et une formation dans le montage. Depuis toujours, je voulais faire un métier créatif, et un jour j’ai fini par craquer.  J’ai tout lâché pour me lancer

Un pari risqué, qui lui a pourtant réussi, car l’Aka To Kin n’était pas sa première exposition. « J’ai exposé dans plusieurs villes. J’ai participé au salon de Valmy.  Mon activité se développe au fur et à mesure, sur le fil de mes rencontres. L’année dernière, j’ai fait ma première convention. La plupart des exposants que j’ai rencontrés faisaient de tout. Dans pas longtemps, j’irais à Tours. J’aimerais bien alterner des grosses conventions et les petites conventions qui permettent de rencontrer des personnes et de leur parler. » Notre entretien est alors interrompu par La chanson « Moralès » de Didier Bénureau, entonnée par l’un des serveurs. Nous rigolons tous les deux, très surpris. Nous poursuivons ensuite l’entretien.

Des créations intuitives et personnelles

Je l’interroge sur les techniques qu’il utilise, les problèmes qu’il peut rencontrer dans l’élaboration de ses œuvres. Il m’explique très simplement : « Pour les tableaux rouges et noirs, je peins avec de l’acrylique rouge et dessine avec un marqueur noir. Pour les autres ça dépend ; les personnages blancs c’est du collage. Je colle des pages de mangas, j’ai fait des tampons et des pochoirs pour les personnages. »

J’imagine qu’il n’a pas choisi le rouge et le noir de ses tableaux en référence à Stendhal ou Jeanne Mas, aussi, je lui demande pourquoi il a employé ces deux couleurs : « Au début, j’ai fait des toiles en noir et blanc pour faire comme des photos. Et puis, je n’ai pas apprécié le rendu. J’ai donc choisi le rouge. Le rouge est une couleur impactant les esprits des gens. L’idée, c’était de présenter mon point de vue, comme si je disais aux spectateurs : « Je vous présente ma vision du Japon, mais allez le voir en vrai. ».

Cédric Fournier m’assure ne pas avoir pris de cours de dessin : « Je suis autodidacte et je m’aide de l’informatique pour palier mes lacunes en dessin. Quand je dessine ou que je peins, le but c’est de sortir ce que j’ai en tête. La méthode m’importe peu. Je fais les choses à l’instinct. D’ailleurs, j’ai toujours été plus instinctif qu’organisé. C’est pour cette raison que je m’éparpille un peu trop. C’est l’inconvénient de la chose : je commence beaucoup de choses sans jamais les finir. J’essaye de faire le plus de choses par moi-même, comme les sérigraphies. Je veux produire des créations personnelles. J’évite les impressions, car j’aime beaucoup trop les travaux manuels. »

Cédric Fournier, le Japon dans le cœur

Nous poursuivons notre entretien sur ses inspirations, et sans surprise, il lâche : « Dragon Ball. C’est par là que j’ai mis le pied dans le Japon.  Mes premiers amours ; ce sont Dragon Ball et Saint Seya. Le club Dorothée. J’étais ado quand je regardais ça. C’est le Club Dorothée qui m’a plongé dans le Japon, ou plutôt son arrêt. A l’arrêt du Club Dorothée, j’avais envie de connaître la suite de de Dragon Ball, et les trois derniers tomes étaient pas encore sortis en français ! »

Serait-il un geek ? : « Mon côté geek se retrouve dans les collections compulsives de figurines. Au Japon, ils ont des machines à pinces, j’ai beaucoup joué, et j’en ai récupéré plein. » Cédric Fournier est parti quatre fois au Japon, même s’il ne parle pas japonais : « Avant de partir au Japon, j’ai surtout regardé la télé japonaise : dramas, films. J’ai visité Tokyo et ses environs : Nikko, Hakone, Kamakura, le lac kawaguchiko aux environs du mont Fuji. Je suis aussi allé à Osaka, Kyoto, Hiroshima ; Miyajima, l’ile de Kyushu dans le Sud de l’Archipel. Les tableaux sont tous basés sur des endroits que j’ai visités ».

Les tableaux sont en fait un mélange de ses souvenirs et des cartes postales qu’il a ramenés en France : « Mon univers est plutôt filmique : j’ai lu beaucoup de mangas, mais pas beaucoup de comics. En y réfléchissant, je suis plus sensible au monde de l’image.  Je rentre dans les univers par les images. » A ce moment précis, le serveur décide de siffler « La chemise ». Pourquoi ? Nous ne le saurons jamais ; mais il nous a bien divertis.

Les futurs projets de Cédric Fournier

Lors de la convention Aka To Kin, j’ai remarqué que Cédric Fournier déclinait les motifs de ses tableaux sur différents supports. Il m’explique que : « Le problème c’est de rendre accessible les tableaux. Mes tableaux sont aussi sous forme de cartes postales, mugs, badges. L’optique de base est un peu inspirée par la démarche d’Andy Warhol. » Andy Wahrol est l’un des peintres qui voulait rendre l’Art accessible à tous. Virtuose de la publicité, on lui doit notamment les différents portraits très colorés de Marilyn Monroe.

J’enchaîne en lui demandant s’il compte réaliser des vidéos : « Je fais quelques petites vidéos, mais je suis introverti. Je renoue peu à peu avec le montage. J’avais lâché l’affaire avec mon travail à Roissy. C’est aussi pour cela que je fais des créations purement numériques.  Je ne sais pas si à terme je ne vais pas m’orienter vers ce style-là. » Concernant ses projets futurs, l’artiste n’est pas en reste : « Je fais les choses par étapes. Je retiens ce qui marche, je ne retiens pas ce qui n’a pas fonctionné. Les poster ont bien fonctionné les badges, un peu moins. J’ai plein d’idées, j’expérimente. Je dois prendre le temps de faire les choses correctement. Je réfléchis à tous les supports sur lesquels je pourrais mettre mes productions. J’ai fait une série rouge et noire j’aimerais faire une série dans un autre style. »

Sa page Facebook : https://www.facebook.com/cedric.fournier.peintures/?ref=ts&fref=ts

Son site internet : http://www.cedric-art.com/

Skeeter

Skeeter est née le même jour que Chuck Norris, ce qui lui a conféré d'incroyables talents. Après une brillante scolarité au sein de l'école de sorcellerie Poudlard, elle est devenue professeur dans l'école pour jeunes surdoués. Elle prévoit d'épouser son collègue Wolverine.

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