Bilan des animes du printemps 2016 - La Gazette du Geek

Bilan des animes du printemps 2016

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L’été est enfin arrivé, ce qui signifie pour beaucoup le début des vacances. Pourquoi ne pas rattraper un peu la dernière saison d’animes qui s’est terminé il y a quelques semaines ?

Voici tout de suite un petit panorama non exhaustif de ce qui est sorti dernièrement.

Les déceptions

Bilan des animes du printemps 2016

Commençons tout d’abord par les animes qui sont plutôt à éviter. Cette saison, cela concerne deux programmes qui étaient un peu attendus, et promettaient quelque chose d’intéressant à voir. Malheureusement, les deux n’ont pas connu le succès escompté.  Il s’agit de Mayoiga et Kabaneri of the iron fortress.

Le premier n’est autre que la nouvelle production de Tsutomu Mizushima, qui avait déjà dirigé Another, un autre anime du même genre, et qui avait une ambiance évoluant entre le mystère et l’épouvante, avec comme toile de fond une critique sociale du japon. Le second se voulait le nouveau « Attaque des Titans », en adoptant une histoire assez similaire, et avec le même studio aux commandes.

Pour ces deux shows, les premiers épisodes laissaient un peu d’espoir. Malheureusement, c’est bien sur le moyen et le long terme qu’elles décevront. Et pas forcément pour les mêmes raisons, car si Mayoiga est totalement vide, et sa fin très frustrante (qui fait lâcher un « tout ça pour ça »), le problème de Kabaneri, lui, se retrouve plus dans sa structure. En commençant par 7 épisodes d’action pure, l’anime arrive à divertir, mais ne laisse pas beaucoup de place à une histoire digne de ce nom. >Du coup, si sur le plan technique la qualité est indéniable, Kabaneri devient assez ridicule dans sa seconde partie, qui se veut plus narrative, sans s’être laissé le temps pour quelque chose de moins caricatural.

Ces deux animes ne sont donc pas forcément les plus intéressants, et serviront plus de pur divertissement, sans grande réflexion, que d’autre chose.

Les Triggers

Le bilan des animes 2016

Cette saison printanière  fut marqué par l’arrivée de deux œuvres produites par l’un des meilleurs studios d’animation du moment : Trigger. Co-dirigé par Hiroyuki Imaishi (Gurren Lagann, Panty & Stocking with Garterbelt), et déjà créateur du grand classique Kill la Kill, Trigger est un studio plein de personnalité qui adopte plutôt une démarche « d’auteur », ce qui lui a valu les faveurs du public. Ces deux programmes, dans la même saison, font donc vraiment plaisir, surtout qu’ils sont tous les deux de bonnes qualités.

Même s’ils n’ont pas le même format (épisode normal de 23 minutes pour Kiznaiver, épisode réduit de huit minutes pour Space Patrol Luluco), ou le même esprit (Luluco garde la folie habituelle de Trigger alors que Kiznaiver se veut bien plus normal), les deux sont très réussis, et démontre la polyvalence et la créativité de Trigger.

Luluco est la gardienne de « l’esprit Trigger », avec son format qui rappelle celui d’Inferno Cop et de Ninja Slayer, et des thématiques communes à Kill la Kill. Ce petit programme est un peu la synthèse parfaite de ces dernières années de production. La série arrive tout de même à trouver sa propre personnalité, en mixant une excentricité toute triggerienne avec une atmosphère plus douce et relaxante, comme on peut le voir avec avec son ending très mignon.

Kiznaiver, lui, a une approche bien plus traditionnelle, car il s’inscrit la lignée du slice of life fantastique, ce qui est assez étonnant pour la production d’un studio qui mise souvent sur l’originalité. C’est plus dans le feeling et dans l’exploitation de son histoire que l’anime se démarquera beaucoup du reste. Car Kiznaiver fait le choix audacieux de ne se focaliser quasiment que sur les émotions de ses protagonistes. A tel point que le série n’hésite pas à être jusqu’au-boutiste, voire ridicule, si cela permet d’exacerber les sensations qu’elle procure. On a donc une série très sensorielle, avec des personnages attachants. Si elle « n’invente pas l’eau chaude » en termes de narration, la touche Trigger est suffisamment présente pour la rendre unique.

Les Shonens

Boku No hero academia

Comme chaque saison, le printemps a aussi eu son lot de Shonen, avec comme plus grand représentant la dernière saison du cultissime Jojo’s Bizarre Adventure, et le nouvel outsider : My Hero Academia.

Même si le premier est sûrement le meilleur anime de la saison par son originalité et sa mise en scène soignée,  il vaut tout de même mieux avoir vu les trois saisons précédentes avant de commencer à la regarder.

Cependant ce n’est pas obligatoire, car la saga Jojo’s Bizarre Adventure a pour particularité de se découper en différentes parties, qui ont chacune leur fonctionnement interne, avec des personnages principaux différents, une époque et des lieux différents. Cela reste un incontournable, que ce soit pour l’importance qu’il a pris dans l’histoire du manga, ou juste pour son excellente qualité.

My Hero Academia fut quant à lui l’une des sensations de cette saison. Le manga a commencé il y a deux ans dans le but de succéder à la fin imminente de Naruto. Avec un tel succès, il était normal de voir sortir un jour ou l’autre une adaptation. Elle est d’ailleurs plutôt réussie grâce à de belles animations, des chara design plutôt originaux, et une gestion de l’action dynamique. Néanmoins, cette première saison ne traient que des prémisses du manga, et son rythme assez lent (21 chapitres adaptés en 13 épisodes) peut laisser sur sa faim certains spectateurs.

Les surprises

re zeo starting in another world

Que serait une saison d’anime sans ses bonnes surprises ?! Jojo’s Bizarre Adventure fut incroyable, mais on savait déjà que c’était une valeur sûre. Plus étonnant par contre : la bonne qualité de Joker Game, et le grand succès de Re : Zero -Starting Life in Another World- ont bien dynamisé ces derniers mois.

Le premier se déroule avant et pendant la seconde Guerre mondiale, et met en scène une agence d’espionnage japonaise, particulièrement bien entraînée, qui cherche à obtenir des informations dans différents pays du monde. Ce programme se découpe en plusieurs épisodes qui n’ont quasiment pas de connexion entre eux, et montre à chaque fois un agent différent effectuer une mission dans un des pays qui était impliqué dans le conflit mondial. Les intrigues ne se ressemblent pas et chacune bénéficie d’un dénouement inattendu. Le contexte historique est très dépaysant. Le manque de fil conducteur pourrait en rebuter quelques-uns, mais Joker Game reste un divertissement de très bonne facture, qui mérite qu’on s’y attarde.

Le scénario de Re : Zero est quant à lui très simple : un jeune homme lambda se retrouve du jour au lendemain dans un monde fantasy, il se verra vite entraîné dans un conflit qui dégénérera et le conduira à sa mort…  Suite à quoi il réapparaîtra quelques heures plus tôt, lors de son arrivée dans ce nouveau monde. Ce système de retour en arrière et de checkpoint rappelle fortement les mécaniques d’un jeu vidéo, mais aussi le principe du récent blockbuster Edge of Tomorrow. Si la série est plutôt classique sur certains aspects (homme moderne qui se retrouve dans un monde fantasy), la particularité de retourner dans le temps à sa mort ajoute suffisamment d’originalité pour convaincre. De plus, les scènes que l’on revit à chaque fois arrivent à ne pas lasser, et permettent de découvrir la situation sous un angle différent. Une recette qui en a convaincu plus d’un !

Ce printemps 2016 fut donc plutôt bien rempli, et malgré quelques déceptions, nous avons eu droit à notre lot de bonnes chose. Un régal pour tous les fans de japanimation. L’été devrait également réserver quelques bonnes surprises. Car s’il vous reste encore du temps après ça, et que vous n’avez pas envie de regarder les Jeux olympiques en août, vous pouvez prendre de l’avance en regardant ceux qui sortent actuellement, comme Mob Psycho 100, Relife, Orange, 91 Days, Berserk, etc.

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